«Et bonjour les enfants, c’est Mamie Ginette, comment ça va ?

Si vous avez déjà croisé une vieille dame extravagante et qui parle fort, il y a des chances que ce soit moi.

Je m’appelle Ginette Benefro, mais on m’appelle bien plus souvent Mamie Ginette, Mamie, ou encore « oh non, c’est la vieille folle ».

Autant vous présenter mon parcours tout de suite, on gagnera du temps sur les prochaines présentations.

Mon parcours

J’avais dix-huit ans en mai 68. C’est la que j’ai connu mes première lutte sur les barricades et mes premiers émois sous ces dernières.

L’année suivante, j’étais à New York, à Stonewall, dans la nuit où les gens ont décidé de ne plus s’excuser d’aimer.

Il y a ensuite eu le Vietnam, où j’ai rejoint les rangs de …. Disons que maintenant que je suis en Amérique, je n’ai plus le droit de dire de quel côté j’étais. J’y ai appris le renseignement, la photographie, les soins de guerre, le pilotage et la chimie, ainsi que quelques autres savoir-faire que je ne détaillerai pas dans un journal,

De retour en France, je n’ai pas rangé mes convictions. En 1999, j’étais à Millau, dans la mobilisation contre la mondialisation libérale, et c’est moi qui ait tendue la masse à José Bové pour démolir ce McDonald’s. Puis j’ai fini par m’installer à Marseille, pour prendre une retraite militante bien mérité, à la Place des Canailles, où j’y ai trouvé ma famille de coeur (coucou Samantha!)

La retraite n’a pas duré. Les autorités françaises ont fini par s’intéresser à mon passé et ont voulu me poser des questions. Je préfère choisir le moment et le lieu de ce genre de conversation, alors j’ai quitté le pays pour Los Santos, où j’ai demandé l’asile.

Pour me faire discrète, j’ai intégré le LSPD. Oui, une ancienne anarchiste en uniforme. Avouez que c’est la meilleur des planques ! Et puis pour bien lutter contre une institution, rien ne vaut de la regarder de l’intérieur. J’y ai rencontré des collègues sincères, parfois attachants. Mais j’ai aussi constaté qu’ici comme ailleurs, certains peuvent tout s’offrir et les autres doivent se débrouiller.

J’ai quitté le LSPD en bons termes, en sachant que ma place n’était pas derrière un insigne. Elle est ici, au Weazel News.

Le journalisme, c’est ce que je sais faire de mieux : enquêter, vérifier, écouter ceux qu’on n’écoute jamais. Je veux raconter Los Santos telle qu’elle est, pas telle que les puissants voudraient qu’on la voie. Car après tout, une bonne révolution commence par une population informée !

En tout cas, de cette vie trépidante, j’en ai tiré un goût pour l’aventure et les sensations fortes. L’une de mes grandes passions, c’est le parapente, et rien ne remet mieux les idées en place que de prendre de la hauteur. Si une petite sortie dans les hauteurs vous intéresse, n’hésitez pas à me venir à ma rencontre ! Je vous montrerai les meilleurs coins !